Amazonie : El Niño déclenche une saison des feux plus précoce en 2026
Une sécheresse liée à El Niño a préparé le terrain pour une saison de feux plus longue et intense en Amazonie, avec des foyers et de la fumée en hausse depuis septembre 2026.
La rédaction de Talk With Tech
L’essentiel
La sécheresse liée à El Niño a provoqué une saison de feux plus précoce et prolongée en Amazonie brésilienne.
Les données satellites depuis septembre 2026 montrent une forte augmentation des foyers et de la fumée autour de Manaus et Santarém.
Les autorités signalent une détérioration de la qualité de l’air dans certaines villes, avec des impacts sur la vie quotidienne et la santé.
Les experts prévoient que la saison des feux pourrait se poursuivre jusqu’à la fin 2026 et se prolonger en 2027, avec une propagation nord-sud dans les semaines à venir.
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La NASA note qu’une sécheresse liée au phénomène El Niño déclenche une saison des feux plus longue et intense en Amazonie. Les incendies augmentent autour de Manaus et Santarém depuis septembre 2026, avec une mauvaise qualité de l’air à Manaus lors d’une journée d’octobre.
Les feux suivent une séquence connue liée à El Niño : sécheresse, incendies, puis fumée qui se propage dans les tropiques. Les scientifiques s’attendent à ce que la tendance dure jusqu’à la fin 2026 et peut‑être en 2027, selon le retour des pluies.
Des satellites comme FIRMS et MODIS servent à observer les feux et la fumée ; certains incendies peuvent rester indétectés en raison de la fumée épaisse ou de la couverture arborée.
La qualité de l’air à Manaus est retombée dans des valeurs « unhealthy » le 12 oct. 2026, montrant l’impact des feux sur la vie quotidienne loin des flammes.
MapBiomas et des réseaux similaires contribuent à combler les lacunes en combinant plusieurs sources de données.
Des incendies se sont ravivés dans l’Amazonie brésilienne cet automne dans un schéma lié à un El Niño plus fort que d’habitude. Des chercheurs de la NASA expliquent qu’une sécheresse accompagnant ce phénomène climatique a préparé les forêts au brûlage, et les observations satellitaires ont commencé en septembre 2026. Les feux se concentrent principalement dans l’Amazonie centrale et orientale, notamment près de Manaus et Santarém, deux nœuds importants pour le transport et la population.
El Niño perturbe les précipitations, et cette année la sécheresse est suffisamment intense pour augmenter le risque d’incendie sur de vastes zones boisées. Les scientifiques décrivent la situation actuelle comme le deuxième domino d’une cascade déjà observée lors d’années El Niño : d’abord la sécheresse, puis les feux de tourbe et de forêt, suivis d’un fort panache de fumée couvrant de larges régions. Ce schéma rappelle les séquences documentées en 2015–2016 et en 2023.
Le 12 octobre 2026, une image MODIS prise par le satellite Aqua de la NASA a montré de la fumée s’étirant des deux côtés du fleuve Amazone, avec une qualité de l’air particulièrement mauvaise à Manaus. Les autorités locales ont rapporté des niveaux de PM2.5 bien dans la zone « unhealthy », et la vie urbaine a été ralentie : écoles et événements ont été annulés pour protéger les habitants.
Cette fumée n’est pas qu’une nuisance locale. Les feux dans ces forêts tropicales libèrent des gaz à effet de serre et des particules fines qui voyagent avec les vents et peuvent détériorer la qualité de l’air ailleurs dans la région. Les scientifiques de la NASA estiment que les feux devraient persister jusqu’à la saison des pluies, qui n’apportera un soulagement que lorsque les pluies reviendront plus tard dans l’année ou, pour certaines zones, en 2027.
Le lieu d’observation compte aussi. Des satellites comme FIRMS, GFED et NASA Worldview suivent les feux actifs et la fumée. Toutefois, les chercheurs soulignent que certains feux de moindre ampleur peuvent échapper à la détection lorsque la fumée est dense, que les conditions météorologiques sont complexes ou que la canopée masque les signaux thermiques. Dans ces cas, des équipes comme MapBiomas aident à combler les lacunes en cartographiant les feux et les changements d’usage des terres à partir d’autres sources de données.
« Étant donné l’intensité de cet El Niño, c’est vraiment l’année pour que les gens évitent de brûler à tout prix », a déclaré un scientifique de la NASA, soulignant que l’activité humaine continue d’influer sur l’ampleur des feux même si les conditions climatiques augmentent le risque.
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